CICATRICES

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Des pansements géants ornent les fissures de bâtisses en ruines. Dans nos villes actuelles, les quartiers historiques cohabitent avec les quartiers populaires. Une architecture ancienne qui contraste avec les constructions contemporaines étrangement dégradées par le temps. Pourtant plus récents, ces immeubles bétonnés laissent percevoir des parois fissurées. Prospecter pour révéler, Jim met ces crevasses en évidence, en y accolant des sparadraps surdimensionnés. Etranges et incongrues, ces installations ironisent la situation, en mettant de coté les codes traditionnels de réparation. Une mise en scène anticipée et maitrisée, renouvelable à l’infini. Une personnification s’opère, la corrélation entre Homme et Architecture s’établit, un rapport mur/peau se dévoile. Ces pansements mettent en évidence l’aspect conservateur et protectionniste que peuvent revêtir certains quartiers. Le regard du passant se retrouve attiré par un détail architectural discret et sensible. Jim nous offre une nouvelle manière d’entrevoir ces bâtis délabrés.

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